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La mobilité, facteur clé de l'accessibilité et de la qualité de vie

CEO Philippe Docx partage son expertise sur le rôle des entreprises de mobilité privées dans le complément des solutions de transport proposées aux sociétés de transport public en Belgique.

 

Aujourd’hui, le 17 avril 2026, marque la toute première Journée mondiale des transports publics. Cette journée nous invite à réfléchir à ce que la mobilité collective rend réellement possible : l’activité économique, la cohésion sociale et l’accès au travail, à la culture, aux loisirs et aux services publics. La mobilité est bien plus qu’un service : elle constitue une colonne vertébrale discrète mais déterminante d’une société inclusive, durable et agréable à vivre. 

Cette réalité n’est peut-être nulle part aussi tangible que lors des grands événements. Les festivals, les concerts et les compétitions sportives remplissent à nouveau massivement nos agendas. Cela se reflète également dans la rapidité avec laquelle les billets pour des événements comme  Tomorrowland, Pukkelpop et Rock Werchter se vendent aujourd’hui, malgré la hausse des prix.

La mobilité fait partie intégrante de l’expérience

Ce que l’on sous estime encore trop souvent, c’est que l’expérience d’un événement commence bien avant que la première note ne résonne ou que le coup d’envoi du match ne soit donné. La mobilité n’est plus un simple détail logistique, mais un élément à part entière de l’expérience globale. Les visiteurs s’attendent — à juste titre — non seulement à un programme de qualité, mais aussi à un trajet fluide, prévisible et sans stress.

Les recherches menées par la fédération sectorielle Event Confederation confirment cette évolution. L'accessibilité – qu’il s’agisse du stationnement, des transports publics ou d’une information de voyage claire – pèse de plus en plus lourd dans l'évaluation d'un événement. Plus de la moitié des visiteurs indiquent que les investissements en matière de mobilité améliorent leur expérience globale. Dans le même temps, près d’un visiteur sur cinq constate que cet aspect a été, en 2025, celui le moins apprécié. Un signal impossible à ignorer.

Autocars van Keolis op een aparte parking in Werchter voor een concert van Harry Styles

La multimodalité n'est pas un luxe, mais une nécessité

Ces constatations placent le secteur de la mobilité face à un défi évident. Malgré des années de débats et d’ambitions politiques, la voiture reste le mode dominant. En 2022,, le Bureau fédéral du Plan soulignait que, sans changement de cap fondamental, la part modale de la voiture diminuerait à peine d’ici 2040. Face à ce constat, une évidence s’impose : nous devons accélérer la transition vers une mobilité réellement multimodale où train, tram, bus, solutions de mobilité partagée et offres complémentaires se combinent intelligemment. 

Cela suppose collaboration et coordination entre autorités et opérateurs de transport, entre acteurs publics et privés. Tout commence par la connaissance : savoir combien de personnes se déplacent, d’où elles partent, quand les pics d’affluence se produisent et quel public est concerné. Ce n’est qu’à partir de ces données que l’on peut planifier la capacité de manière ciblée et assurer une véritable interconnexion entre les différents modes de transport.

Multimodaal netwerk van Keolis in Dijon, waarbij tram, bus en fiets naadloos op elkaar aansluiten

Ce que les événements de masse nous enseignent

Les grands événements internationaux montrent ce qu’il est possible d’accomplir lorsque différents partenaires unissent leurs forces. Lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la mobilité n’a pas été considérée comme un simple service de soutien, mais comme un facteur critique de succès. Keolis y a déployé un réseau à la fois gigantesque et finement maillé, en collaborant au delà des frontières. Au total, Keolis a transporté 678 000 passagers, 15 000 athlètes en coopération avec nos collègues belges, et assuré 10 000 trajets pour des personnes en situation de handicap — le tout grâce à plus de 1 000 chauffeurs et collaborateurs mobilisés pour cette opération.

Ce fut un véritable exercice de flexibilité, d’évolutivité et de confiance mutuelle entre autorités publiques et opérateurs de mobilité. Surtout, cela a démontré que la mobilité partagée peut rester fiable et confortable même dans des conditions exceptionnelles.

Les réseaux de transports publics régulier constituent l’ossature de notre pays, mais seuls ils ne peuvent pas toujours absorber tous les pics de fréquentation. C’est là qu’intervient le rôle légitime — et nécessaire — de solutions complémentaires issues du secteur privé : transport à la demande dans les zones moins desservies, véhicules autonomes dans les espaces à circulation réduite, systèmes de vélos en libre-service ou encore des liaisons ferroviaires et de bus supplémentaires tard le soir ou pour les travailleurs en horaires décalés.

La mobilité, une responsabilité partagée

La même logique s'applique chez nous. Les réseaux de transports publics régulier constituent l’ossature de notre pays, mais seuls ils ne peuvent pas toujours absorber tous les pics de fréquentation. C’est là qu’intervient le rôle légitime - et nécessaire - de solutions complémentaires issues du secteur privé : transport à la demande dans les zones moins desservies, véhicules autonomes dans les espaces à circulation réduite, systèmes de vélos en libre-service ou encore des liaisons ferroviaires et de bus supplémentaires tard le soir ou pour les travailleurs en horaires décalés.

L’enjeu est de coordonner intelligemment ces solutions pour que personne ne se retrouve laissé pour compte.
La Journée mondiale des transports publics ne peut pas être un simple rendez vous symbolique pour le secteur. Elle doit devenir un rappel que la mobilité est une responsabilité collective. Les grands événements jouent à la fois le rôle de test de résistance pour notre système de transport et de laboratoire pour des solutions réplicables à plus grande échelle : dans les trajets domicile travail, dans l’aménagement urbain, et dans la vie quotidienne de millions de personnes.

Si nous voulons que les citoyens choisissent encore davantage les transports en commun, nous devons organiser la mobilité collective avec le même sérieux. Cela passe par la mise en commun des expertises, la fin des silos et une approche de la mobilité pour ce qu’elle est réellement : un levier public essentiel pour l’accessibilité, la durabilité et la qualité de vie.

C’est précisément la mission que Keolis s’est donnée.

En Belgique, en tant que Keolis, nous voulons être ce partenaire, forts de l’expertise que nous avons développée dans 14 pays et à travers 13 modes de mobilité différents. That’s the way we move!

- Philippe Docx, CEO Keolis Belgium

Event-Shuttle de Keolis

  • Passagiers en buschauffeur staan buiten de bus te wachten
  • Opstappende passagiers
  • Glimlachende passagiers met armen in de lucht in de bus