Peter a déjà une longue carrière de chauffeur de bus derrière lui. Au tout début de sa carrière, il a brièvement travaillé en usine, mais en raison de la période d’incertitude économique liée à la crise du Golfe, il a préféré jouer la carte de la sécurité. « Mon beau-frère travaillait déjà comme chauffeur de bus et m’a fait part de ses expériences positives concernant ce métier. Le métier de chauffeur de bus me semblait intéressant, j’ai donc passé mon permis D à l’auto-école en dehors de mes heures de travail. C’est ainsi que, parallèlement à mon emploi à temps plein, j’effectuais déjà régulièrement des excursions dans les Ardennes. »
En 1988, il est devenu chauffeur de bus à temps plein et a effectué des trajets touristiques pendant 10 ans. « Au début, je ne faisais que des trajets de jour », explique Peter. « Après une période de trajets internationaux, j’ai réalisé que je souhaitais passer plus de temps chez moi. Au sein de la compagnie de bus Traen, qui faisait partie d’Eltebe et qui a été rachetée par Keolis en 2009, j’ai eu l’occasion, en 1998, de remplacer temporairement le chauffeur attitré du Club de Bruges, alors en arrêt maladie. Par la suite, je suis moi-même devenu le chauffeur attitré des joueurs, même si je n’étais pas encore un fervent supporter à l’époque. Au bout de quelques années, j’avais toutefois bien attrapé le virus du football. »
Après 27 ans, Peter est toujours le visage familier qui assure le transport de l’équipe première. Il n’a pas simplement conduit un car : ce natif de Bruges a vécu une partie de l’histoire du football belge aux premières loges. « En tant que chauffeur de car, on fait vraiment partie de l’équipe », déclare fièrement Peter.
« Au cours de ces 27 années, je n’ai jamais rien demandé en matière de gadgets ou de goodies, car sinon, cela n’en finirait plus. Mieux encore : je ne possède même pas le moindre article aux couleurs du Club de Bruges. En tant que chauffeur de bus, on a souvent l’occasion d’aller voir les matchs, mais je me retrouve alors dans la tribune de l’équipe adverse. Dans ces conditions, on ne veut absolument pas se retrouver là-bas en tenue du Club de Bruges. Et comme mon employeur est Keolis, je porte toujours la tenue de mon employeur pendant mes heures de travail. »
Maillot personnalisé et dédicacé
Il est évident que Peter est très apprécié des joueurs. Keolis et le Club de Bruges lui ont rendu hommage lors du premier match de la saison, disputé à domicile contre le KV Courtrai. Au stade Jan Breydel, il a été accueilli par sa famille et ses collègues avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « Thanks Peter ». Hans Vanaken, capitaine de l’équipe, lui a remis un maillot de football personnalisé et dédicacé, présenté dans un cadre. Sur le maillot figurent son nom et le numéro 12, en référence au 12e homme d’une équipe, ce soutien indéfectible depuis la ligne de touche. Peter est visiblement ému.
« Je n’aime pas les surprises », dit-il en souriant. « Je ne suis généralement pas du genre émotif, mais là, j’ai quand même dû ravaler ma salive ! ». Il s’avère qu’il s’agit de son tout premier maillot de football, qui occupe désormais une place de choix chez lui.
« Au cours de ces 27 années, je n’ai jamais rien demandé en matière de gadgets ou de goodies, car sinon, cela n’en finirait plus. Mieux encore : je ne possède même pas le moindre article aux couleurs du Club de Bruges. En tant que chauffeur de bus, on a souvent l’occasion d’aller voir les matchs, mais je me retrouve alors dans la tribune de l’équipe adverse. Dans ces conditions, on ne veut absolument pas se retrouver là-bas en tenue du Club de Bruges. Et comme mon employeur est Keolis, je porte toujours la tenue de mon employeur pendant mes heures de travail. »
« Un nouveau car des joueurs dans un an »
Lorsqu’on lui demande qui est son joueur préféré, quelle a été la célébration de titre la plus mémorable ou quel entraîneur l’a le plus impressionné, il répond toujours de manière évasive. Peter reste très discret sur ce qui se passe en coulisses et dans son autocar. « Ce qui se passe dans le bus reste dans le bus », dit-il.
Comment envisage-t-il l’avenir ? « J’aurais en fait pu prendre ma retraite dès le 1er mai, mais je ne voulais pas encore m’arrêter », explique ce jeune sexagénaire. « Je me suis dit que je voulais encore faire deux ans de plus. D’ici là, je verrai si je peux et si je veux continuer. Il y a encore quelques étapes importantes à venir : dans deux ans, nous aurons un nouveau car des joueurs et le nouveau stade de football sera construit sur le site de l’Olympia. J’espère pouvoir encore vivre ces moments », conclut Peter.
Dans deux ans, il aura 40 ans de carrière comme chauffeur de bus derrière lui, dont près de 30 ans en tant que chauffeur attitré du Club de Bruges. Il ne fait aucun doute qu’il manquera à tout le monde.
Découvrez le monde de Keolis.
Nous inventons la mobilité du futur dès aujourd'hui - une mobilité capable de répondre aux nouveaux défis auxquels notre société est confrontée.